Réussir fruits et légumes 08 novembre 2013 à 08h00 | Par Réussir Fruits et légumes

Agro-écologie - Les voies sont ouvertes

Une journée consacrée à l’agro-écologie montre les nombreuses opportunités de rassembler agronomie et écologie pour le respect des écosystèmes.

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- © Réussir F&L

Mi-septembre, le pôle agricole de Sainte-Livrade-sur-Lot (47) accueillait une journée consacrée à l’agro-écologie en fruits et légumes organisée par Invénio, la chambre d’agriculture de Lot-et-Garonne, le CFA et le lycée agricole Etienne Restat. « Même si l’agro-écologie est une terminologie difficile dans sa définition et sa mise en pratique, Invénio a pris de l’avance dès 2010 en lui consacrant un pan de ses programmes d’expérimentation avant même que le ministre de l’Agriculture ne s’engage dans le Produire autrement », mentionnaient Vincent Schiebert, président d’Invénio, et Irène Carasco, présidente du Pôle agro-écologie d’Invénio. Mouvement qui prône le respect de l’environnement, démarche scientifique qui associe agronomie et écologie, l’agro-écologie se met en pratique sur l’exploitation en valorisant la bio diversité, améliorant l’autonomie énergétique, etc...
L’exemple apporté par Raphael Rouzes, spécialiste en entomologie, montre que sur l’ensemble des organismes de l’agro-système 85 % sont indifférents à la culture, 5 à 8 % sont des ravageurs et 5 à 10 % sont des auxiliaires. La lutte biologique par conservation, qui fait partie de l’agro-écologie, peut donc être favorisée en augmentant les sites de refuge ou d’hivernage des auxiliaires, en maintenant des sites sources de pollen ou de proies (jachères), mais aussi en améliorant la connectivité de tous les éléments composant le paysage. Ce « maillage agro-écologique » devient alors un « paysage fonctionnel afin d’obtenir une biodiversité fonctionnelle » comme le démontre Marteen Van Helden, professeur à Sciences Agro Bordeaux avec des exemples tirés de la maîtrise du ver de la grappe et de la cicadelle verte en viticulture. Sur le terrain, plusieurs ateliers concernant des actions concrètes pour évaluer la biodiversité sur son exploitation (comptage de la population de vers de terre, capture d’auxiliaires…) étaient en démonstration. « L’agro-écologie a besoin d’indicateurs pour savoir d’où on part et comment on évolue », commentait Sébastien Cavaignac, responsable du pôle à Invénio. D’autres ateliers présentés en binôme avec les techniciens de la chambre d’agriculture de Lot-et-Garonne présentaient la création d’un verger de pomme regroupant tous les moyens agro-écologiques disponibles, la mise en place de bassins végétalisés pour la gestion des effluents de productions hors-sol ainsi que l’usage de la PBI (protection biologique intégrée) sur aubergine. Des travaux menés avec la Sonito ont également montré la possibilité de réduire de moitié l’IFT (Indice de fréquence de traitement) sur la tomate de conserve. Le machinisme (binage) et la traction animale étaient également mis en exemple dans les nombreuses voies ouvertes par l’agro-écologie.

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