Réussir fruits et légumes 05 février 2013 à 16h33 | Par Réussir Fruits et légumes

Congrès FNPF - Les fruits demandent du soutien pour être compétitifs

Les producteurs de fruits réunis à Paris ont fixé les priorités de leurs travaux. Ils ont interpellé Stéphane Le Foll sur leur besoin d’être soutenus par l’Etat.

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Luc Barbier, président de la Fnpf : « Il y a des producteurs qui ont envie et qui ont montré que l’arboriculture peut avoir un véritable modèle de travail ».
Luc Barbier, président de la Fnpf : « Il y a des producteurs qui ont envie et qui ont montré que l’arboriculture peut avoir un véritable modèle de travail ». - © RéussirF&L

Les producteurs de fruits se sont réunis à Paris pour leur congrès national les 30 et 31 janvier. Des moments forts, l’année 2012 en a porté quelques-uns pour les producteurs de fruits s’agissant de l’actualité sociale, sanitaire, économique. Ce 67ème congrès n’a pas joué sur les effets d’annonces, mais il a recadré les besoins d’une profession qui, selon son président Luc Barbier, « a envie, et montre que l’arboriculture française peut avoir un véritable modèle de travail ».

S’adressant à Stéphane Le Foll, Luc Barbier a souligné l’absence de signaux positifs pour la filière après l’élection de François Hollande. Et pas seulement sur les questions sociales et économiques en évoquant le sujet de l’environnement avec Ecophyto et la disparition de molécules, « 30 molécules ont été supprimées en dix ans », a précisé le président de la Fnpf qui n’a pas manqué de tacler au passage le fameux indice de fréquence de traitement (IFT), rappelant que « depuis 30 ans, les arboriculteurs avec la PFI n’ont pas attendu Ecophyto ».

Au-delà des mesures sociales déjà évoquées, les revendications sont allées bon train, à commencer par la définition d’un marché pertinent, l’organisation des circuits courts, l’allègement des procédures administratives, les outils de sécurisation des entreprises notamment par l’assurance récolte… Mais comme il n’y a pas de compagnie qui veut s’engager sur ce terrain, la création d’une assurance sur le revenu ou l’excédent brut d’exploitation a été évoquée. Concernant les fonds de la caisse sanitaire fruit, Stéphane Le Foll a proposé de réfléchir à l’instauration d’une cotisation volontaire obligatoire (CVO). Une CVO qui pourrait être prélevée par la MSA.

Piqué au vif, Stéphane Le Foll a balayé d’un discours convaincant l’idée qu’il ne partage pas d’une production française condamnée. Evoquant les Tode, le Cice et autres DPI et DPA, le ministre a répondu : « J’accepte que vous disiez à la tribune que ce n’est pas suffisant mais dans un contexte de réduction du déficit budgétaire et des dépenses publiques, ce n’est pas facile. On ne peut pas tout demander en même temps. »

Sur la PAC, Stéphane Le Foll, également élu sarthois (région à pommes), a annoncé qu’il voulait trouver un équilibre dans le budget afin de maintenir la diversité des productions en précisant que les fruits font partie de la diversité alimentaire et qu’il y a besoin de producteurs. « Je vais m’occuper de faire en sorte que les subventions soient utilisées pour faire manger des pommes aux enfants ». L’idée ne date certes pas d’hier mais elle souscrit au besoin de rénovation d’un verger qui a l’ambition, selon la Fnpf, de renouveler 15 000 hectares de ses surfaces.

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