Réussir fruits et légumes 03 mars 2017 à 08h00 | Par Réussir Fruits et légumes

Des solutions pour l’avenir contre D. suzukii

La recherche rattrape son retard sur sa connaissance du ravageur polyphage Drosophila suzukii. Les nouvelles données sur la biologie de l’insecte ouvrent la voie à des solutions à long terme.

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Les moyens disponibles pour lutter contre D. suzukii sont insuffisants pour faire face à ce ravageur multi-hôtes, ici sous forme de pupe sur fraise.
Les moyens disponibles pour lutter contre D. suzukii sont insuffisants pour faire face à ce ravageur multi-hôtes, ici sous forme de pupe sur fraise. - © J.-f. Mandrin/Ctfil

Extrêmement polyphage et très prolifique. Deux des caractéristiques de la tristement célèbre Drosophila suzukii font d’elle l’ennemi public numéro un de beaucoup de cultures de fruits. Arrivée depuis son aire d’origine, l’Asie de l’est, elle colonise progressivement de nouvelles zones géographiques. Or les solutions disponibles actuellement sont, au mieux, partielles. « En expérimentation, nous avons jusqu’à aujourd’hui testé des méthodes de lutte utilisées contre d’autres mouches, faute de connaissance et de recherche fondamentale sur Drosophila suzukii avant son arrivée aux Etats-Unis et en Europe », précise Claire Weydert (Ctifl), lors de la journée consacrée à ce ravageur fin décembre. Dans tous les pays, protection chimique, prophylaxie, piégeage massif et filets ont été testés. Les résultats se recoupent. « La protection chimique est insuffisante, parfois infaisable au vu du nombre de traitements et des délais avant récolte. Elle est aussi incompatible avec la présence des auxiliaires », résume Alberto Grassi, de la fondation Edmund Mach dans le Trentin, en Italie. Le piégeage massif arrive à limiter les dégâts, dans certains cas de faibles pressions, mais est globalement inefficace. « La prophylaxie, par des récoltes rapprochées et totales avec destruction des déchets par fermentation, est une pratique dorénavant indispensable en petits fruits. Elle a pu limiter les dégâts jusqu’à août-septembre cette année », relève Yannie Trottin (Ctifl). Mais avec des récoltes en un passage par variété, la méthode est difficile à mettre en place sur cerise. Les filets sont la seule solution non chimique efficace pour cette culture. « Mais étant donnés les coûts d’installation, elle n’est pas supportable financièrement par les producteurs », souligne Gérard Roche, de Légumes de France. En petits fruits, les filets sur les ouvertures de tunnel n’évitent pas l’entrée progressive de Drosophila suzukii. Et le contrôle des autres ravageurs de la culture peut être plus délicat car les filets limitent l’entrée d’auxiliaires présents naturellement dans l’environnement...

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