Réussir fruits et légumes 08 juin 2015 à 08h00 | Par Guy Dubon

Faciliter le changement

Le nouveau mode de financement du Ctifl reste toujours à définir. Rassurante, la réunion des membres de la filière avec le ministre de l’Agriculture a débouché sur la nomination d’un « facilitateur ». L’engagement de la poursuite du financement jusqu’à fin 2015 a été renouvelé.

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Malgré le constat unanime que le Ctifl doit perdurer, 
les familles de l’interprofession n’ont jusqu’alors pas réussi 
à trouver un accord pour le financer.
Malgré le constat unanime que le Ctifl doit perdurer, les familles de l’interprofession n’ont jusqu’alors pas réussi à trouver un accord pour le financer. - © RFL

Fin mai, Stéphane Le Foll a nommé Hervé Piaton comme “facilitateur” afin de faire avancer les négociations sur le financement et le devenir du Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (Ctifl - voir RFL novembre 2014). Lors d’une réunion fin mai avec les représentants du Ctifl, d'Interfel et des familles membres, le ministre a souhaité qu’un accord soit signé en septembre pour une application effective trois mois plus tard. Ainsi, la taxe fiscale affectée (TFA), qui finance le Ctifl, disparaîtra au 1er juillet et l’idée de son retour semble définitivement écartée. Elle devrait être remplacée par une contribution volontaire obligatoire (CVO) prélevée par Interfel. Mais, malgré le constat unanime que le Ctifl doit perdurer, les familles de l’interprofession n’ont pas jusqu’alors réussi à trouver un accord. La FCD, les grossistes et les détaillants avaient écrit au ministre de l’Agriculture avant la réunion du 21 mai pour lui indiquer que « l’aval » ne veut pas compenser seul la suppression de cette taxe d’environ 20 millions d’euros.

Un facilitateur et un audit

Toutefois, « la mise en place d'une CVO reste la seule alternative crédible », a estimé Laurent Grandin, vice-président d'Interfel (UNCGFL), auprès de FLD Hebdo après la réunion, en estimant « toujours illogique que le financement vienne majoritairement des entreprises de l'aval ». La Coordination rurale plaide pour « un financement accru du Casdar, qui ne reverse aujourd'hui pas assez, au vu de la contribution des agriculteurs », précise l’hebdomadaire de la filière. Le ministre aurait exprimé sa volonté d'aller dans ce sens. Si aucune décision majeure n'a été prise lors de la réunion du 21 mai, elle aura au moins permis de rassurer. « Le ministre a conscience des échéances pour assurer le bon financement du Ctifl, estime Alain Vernède, directeur du Ctifl. Il s'intéresse au dossier, il a pris du temps pour ça. Avec la nomination d'Hervé Piaton, le ministre prend ses responsabilités. Je reste confiant ». Selon Agra, Stéphane Le Foll a demandé que soit réalisé un audit. Les consultations devraient commencer sous peu et une première version du rapport serait prête dès le mois de juillet. Le ministère assurera le fonctionnement du Ctifl jusqu'à la fin de l'année en débloquant une enveloppe de 4 M€. « Il n'est pas certain toutefois que cela soit suffisant », a commenté la Coordination rurale.

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