Réussir fruits et légumes 08 novembre 2013 à 08h00 | Par Réussir Fruits et légumes

Pomme - La pomme fait son marché

La nouvelle campagne pomme affiche des indicateurs au vert. Le marché est demandeur et équilibré et s’agissant de l’export, les gros opérateurs français seront bien présents sur la majorité des destinations en Europe et sur les marchés lointains servis par voie maritime.

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- © Reussir F&L

Il s’échange de plus en plus de pommes sur le marché mondial, et sur ce marché il y a deux types d’offres : le haut de gamme et l’entrée de gamme (ou 1er prix). Le marché du haut de gamme est notamment servi par l’Italie, la France, les USA et la Nouvelle-Zélande. Quant au marché d’entrée de gamme, il est surtout alimenté par des pays comme la Chine, le Chili et la Pologne. La France qui a cédé sa place de 1er exportateur mondial a rétrogradé aujourd’hui à la 6ème position derrière la Chine, le Chili, la Pologne, l’Italie et les USA. Ce phénomène s’explique notamment par le faible renouvellement du verger français, mais aussi parce que le monde agricole est en proie au doute et ne croit plus à l’avenir. Au sein de ce marché très disputé, la France se doit de redorer son blason, et pour jouer dans le concert international, elle devra hisser le niveau de qualité de sa production vers le haut de gamme afin d’être plus présente sur le marché des exportations maritimes de pommes en Asie, au Moyen Orient, en Amérique Latine, etc. Les exportateurs français de pommes sont unanimes, « c’est un marché complexe, de spécialiste, et qui exige des pommes à 80% de coloration minimum et sans défauts. Il faut livrer régulièrement et les rémunérations se font dans un délai de 3 à 6 mois. Penser qu’on peut exporter de la catégorie 1 bis est une erreur. La production de moyenne gamme, ce n’est pas pour nous car nous avons des coûts de production élevés et nous sommes loin des marchés. » La France qui produit 1,5 million de tonnes de pommes en année normale exporte seulement 100 000 tonnes sur le maritime…On a vécu une période où plus de 17 clubs se sont créés en Europe. Ces dernières années, Pink Lady a apporté un segment de marché et une organisation. Cela se traduit par le succès que connaît aujourd’hui cette pomme qui a bénéficié d’une véritable démarche marketing. A terme, ce sont les entreprises qui, avec leurs marques, prendront le relais au niveau mondial à l’image des Dôle, Chiquita, Melinda, etc. Mais en France, les entreprises qui ont la taille et les marchés pour mettre en place une politique de marque sont trop peu nombreuses pour faire face aux poids lourds Dutoit (Afrique du Sud), La Trentina, Melinda et Vog (Italie) qui pèsent chacun entre 300 000 et 600 000 tonnes.Si les opérateurs français échangent aujourd’hui, c’est notamment grâce à une organisation comme Pink Lady qui a « tiré » la pomme vers le haut. Il ne reste plus qu’aux entreprises leaders de poursuivre leur politique de marque. Mais elles ne le feront pas sans les producteurs.

Voir notre dossier complet sur Réussir F&L n° 333

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