Réussir fruits et légumes 08 octobre 2013 à 08h00 | Par Réussir Fruits et légumes

Tomate - Petits fruits, grosse bataille

Après avoir permis des relais de croissance importants, le segment des petits fruits a aujourd'hui atteint sa maturité. La concurrence de l'Espagne et du Maroc rend le marché de plus en plus difficile.

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- © Bernard Veyri

Véritable innovation il y a 20 ans, les petits fruits sont peu à peu devenus indispensables dans la gamme tomate. Chez Savéol (80 000 t de tomate), ils représentent 15 % des volumes, avec des cerises rouges et jaunes, cœurs de pigeon rouges, oranges et noires et des cocktails, réunies dans la gamme Plaisir destinée aux marchés français, anglais et allemand. Chez Rougeline (58 000 t de tomate), ils représentent 15 % des tonnages, avec des cerises rondes et allongées, rouges, jaunes, orange, vertes, roses, des cerises et cocktails grappe et des mini San Marzano. Chez Prince de Bretagne (80 000 t de tomates), les petits fruits occupent 5 à 10 % des surfaces. Des cocktails, cerises rouges et jaunes, cerises grappe, cœurs de pigeon rouges, orange et bio et mini San Marzano sont proposées en France mais aussi en Allemagne, Russie, Singapour... Solarenn (25 000 t de tomate) y consacre 8 ha sur 55 ha, pour 20 % du chiffre d'affaires. L'offre comporte des cerises rondes rouges et jaunes, des cœurs de pigeon rouges et des cocktails. Océane (44 000 t de tomate), surtout positionnée vrac et grappe, a élargi sa gamme aux cerises rondes et allongées et à la cocktail. A Cadralbret-Prim'Albret (8 000 t de tomate), les petits fruits représentent 5 % des volumes, avec des cerises rouges et jaunes, cœurs de pigeon rouges et orange et cocktails rondes et allongées. Et d'autres opérateurs sont encore plus spécialisés sur ce segment... certains proposant des mélanges de deux, trois, quatre ou cinq variétés.


Pendant longtemps, les petits fruits ont permis d'augmenter les ventes et la valeur ajoutée de la tomate. Les produits répondant aux nouvelles attentes des consommateurs et les Français étant les seuls à en produire, les distributeurs les payaient à des prix corrects. Mais depuis cinq ans, la situation a commencé à changer. « Depuis quelques années, la pression sur les prix est de plus en plus forte », constate Roger Capitaine, directeur de Savéol. « Les rendements étant inférieurs, une bonne valorisation est indispensable en petits fruits, souligne Pierre Faval, directeur de Cadralbret. Or celle-ci est mitigée depuis quelques années ». Une explication est la forte augmentation des surfaces en France, alors que la consommation ne croît plus comme par le passé. Et surtout, l'offre française est aujourd'hui confrontée aux produits d'importation.


Voir notre dossier complet sur Réussir Fruits & Légumes n° 332

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